mardi 23 février 2016

Voyage to the Edge of the world...



On m'avait dit "Riyadh ne vaut pas la peine", "c'est super conservateur, qu'est-ce que tu veux aller faire là-bas?"... Nombreux étaient les arguments pour me dérouter de ce fabuleux week-end!  Mais Janadriyah était là pour faire taire toutes ces mauvaises langues. Il faut dire que certaines personnes rechignent à la simple idée de visiter KSA... Alors, Riyadh... n'y pensez pas! 

Il est vrai que les femmes sont plus voilées qu'à Jeddah mais la ville en elle-même m'a semblé plus saine, propre et organisée. L'air est par contre beaucoup plus sec, au plus grand désarroi de mon nez. Mais globalement les gens ont été charmants avec nous, nous aidant et nous prenant en photos toutes les 5 minutes. Je dois être plutôt bien représentée désormais sur instagram à mon avis, même si je pense que la plupart des photos me paraîtraient relativement similaires puisqu'il m'est encore difficile de reconnaître une jeune femme d'une autre aux simples détails de ses yeux. 



Nous avons débuté la journée par une petite visite du lieu de naissance de la ville: Diriyah. Un petit air de campagne aux abords de la ville avec restaurants, jardins et ambiance de vacances. Petite halte précieuse, hautement recommandée mais conseillée le vendredi car il semble que ce soit le lieu de villégiature du samedi des familles de Riyadh.


Nous avons ensuite pris la direction du festival Janadriyah. Un festival annuel où toutes les régions saoudiennes sont représentées avec leur architecture en grandeur nature, leur gastronomie et leur danse. Cette dernière partie a une nouvelle fois renforcé l'idée que les danses sont plus ou moins les mêmes un peu partout dans le pays à l'exception de la région Mekkah (Jeddah, Taif et Mekkah) qui est un peu plus sophistiquée. Mais dans tous les cas, domaine réservé aux hommes uniquement.

Petit détail sympathique: lorsque nous avons souhaité nous installer pour regarder les spectacles dansants, il nous a gentiment été indiqué de quitter nos amitiés masculines et de nous installer dans la partie réservée aux femmes. Jusque là rien d'anormal, nous sommes habituées aux règles et les respectons. Ce qui par contre nous a semblé beaucoup plus dur, surtout pour toutes les saoudiennes portant la niqab, c'est que les tribunes femmes étaient en plein soleil alors que les hommes bénéficiaient gracieusement de l'ombre!!


Au moins, nous avons eu l'opportunité de voir ce à quoi Medinah ressemble! A défaut de pouvoir y aller en personne, nous avons visité le stand le plus réputé du festival autant pour son décor que pour sa gastronomie! Gastronomie que nous avons pleinement dégustée en suivant les savants conseils de Meshari, un ami Saoudien qui avait étudié en Suède, où il avait connu une collègue colombienne, qui nous a donc présentés virtuellement. Le monde est petit! Je l'ai enfin rencontré physiquement pour la première fois à Riyadh après avoir échangé virtuellement pendant un an. Les amitiés du 21 siècle!


Bêtement, je pensais qu'en allant dans la région Mekkah j'aurais la chance de sentir ne serait-ce qu'un millième de ce qu'un musulman peut vivre en foulant le sol de cette ville sainte. Douce rêverie, la région Mekkah était en fait représentée - et fort bien au demeurant - par ses villes principales: Jeddah, Taif et Mekkah (sans son aspect religieux).

 

Après cette longue première journée, je pense que chacun d'entre nous avait désormais une meilleure idée de toute la richesse culturelle dont regorge KSA et de la gentillesse des Saoudiens. 
Petite anecdote intéressante, le pays d'honneur était l'Allemagne. Notre ami Teemu ne rêvait que de bières et saucisses en entrant sur le pavillon. Qu'avons-nous trouvé? Une artillerie lourde sécuritaire digne d'un aéroport américain (pour entrer sur leur pavillon??? Qu'est-ce qu'ils craignaient exactement?) et une présentation sans faille de la technologie allemande, sa recherche et sa volonté de s'impliquer plus amplement en KSA (sans oublier de signer de juteux contrats s'il vous plaît au préalable).
 
 
 
Des images pleins les yeux, nous avons repris le chemin de l'hôtel pour nous réveiller au petit matin et prendre la route pour The Edge of the World. Les mots ne suffiraient pas pour décrire parfaitement la sensation de bien-être qui m'envahit chaque fois que je m'isole de la civilisation et m'enfonce dans ce désert (be it KSA maintenant ou Mauritanie, Maroc ou Tunisie dans le passé). Je ne savais qu'espérer en m'y rendant. 

Le trajet a commencé par une superbe mise à bas d'une chamelle. Nous avons non seulement assisté à la naissance du petit en direct mais également à ses premiers pas sur notre route du retour. A once in a lifetime coincidence! 

Je vous laisse imaginer, à travers ces photos, la difficulté que nous avons eue à reprendre la direction de l'aéroport.
Heureusement, ce week-end nouveau périple en prévision, cette fois pour the Empty Quarter! Un autre coin magnifique du désert avec deux nuits à la belle étoile. :-) Can't wait!  
The edge of the world

mercredi 17 février 2016

Escalade...

Une nouvelle activité que j'ai découverte hier et qui m'a enchantée. Oui, je sais, encore un nouveau hobby, que voulez-vous à défaut d'autre chose il faut bien profiter des ressources à disposition. Et lorsque je fais les comptes, que je regarde de plus près, les opportunités d'être heureuse ne manquent pas. Certes, tout n'est pas au beau fixe mais lorsque je me concentre sur le positif, il y a tant de choses à apprendre et à apprivoiser. 

Mais je m'éloigne... Outre le fait que j'ai réussi à franchir les limites les plus proches du plafond en ce premier essai - enfin jusqu'à la carotte - grâce à mon cher et dur professeur, escalade représente plutôt toutes ces émotions ressenties pendant mon séjour à Dubaï la semaine dernière.    

Tout commençait sur les chapeaux de roue, le mercredi, foulant enfin le sol des UAE, j'ai une nouvelle fois sentie la soupape s'ouvrir et la pression s'échapper. Tout à coup, ma féminité a souhaité s'exprimer et révélé ses dessous cachés. Nulle ne se doute de ce qui lui arrive jusqu'à ce que les portes s'ouvrent et que la lumière fuse. Première étape : trouver LE coiffeur. Sur les conseils de Sarah, ex-étudiante de l'INT, je me suis retrouvée chez LE coiffeur français, repère évident de toutes les expates de ma charmante patrie. Je dois avouer que le traitement, la couleur et la coupe, tout en étant prise en charge par une philippine, a donné de plus jolis résultats que ma coiffeuse locale. Ma conclusion: je peux déménager à Dubai, j'ai trouvé LE coiffeur! Ah mince, je n'ai pas de boulot là-bas... Qui a dit que je devais travailler? Let's just look for a nice cheikh. Bon ok, il est bon de rêver mais avec les pieds sur terre! Néanmoins, l'idée fait son bonhomme de chemin... L'avenir le dira !

Après une magnifique promenade sur Dubai Marina, et un petit arrêt par la case "Mall-Bookshop" - ce n'est pas ma faute c'est l'anniversaire de mon petit neveu bientôt - je suis rentrée dans mon petit hôtel "Sheraton". Oui, madame commence à avoir des goûts de luxe, que voulez-vous ! Même si j'ai de loin préféré mon choix du mois de novembre, ce petit hôtel m'a gentiment upgradée de chambre.  


Jeudi annonçait le début des festivités : lever aux aurores pour découvrir mes nouveaux compagnons de voyage pour les prochains 4 mois, voire pour la vie. Les interactions initialement feutrées se sont rapidement transformées en conversations intimes grâce aux nombreuses activités coach-coachee développées tout au long de ces longues journées de travail. 9-17h qui me paraissent une éternité derrière mon ordinateur se sont évaporées en l'espace d'une seconde. 

Pendant ces quatre jours et les leçons de vie n'ont cessé de se succéder.


La première importante est arrivée jeudi soir lors de mon dîner amical avec Sarah (pour cuex qui suivent, mon ex-étudiante cf. plus haut). Je ne l'avais pas revu depuis plus de sept ans , date à laquelle j'ai quitté Evry. J'avais quitté une jeune fille dynamique, pleine de rêves et d'espoir à l'aube de partir en échange aux Etats-Unis. J'ai retrouvé une jeune femme enjouée, mariée, qui a su tirer les meilleurs leçons des difficiles moments que la vie lui a malheureusement réservé. Elle construit désormais sa vie à Dubai, dans le marketing, et je suis certaine que l'avenir lui sourira. Le plus émouvant reste le souvenir de la conversation qui a scellé cette relation amicale et au cours de laquelle j'ai apparemment prononcé des mots qui sont restés gravés dans son cerveau et l'ont aidée à progresser dans la vie. Magnifique cadeau, merci Sarah !

Les jours suivants ont enchaîné fous rires, larmes et frustration mais les conversations d'une soirée entière avec Solafa, les regards et attentions chargés d'émotion entre chacune d'entre nous ont noué des liens qui, heureusement, se poursuivront tout au long des quatre prochains mois. Le programme est chargé: cours en ligne tous les mardis, devoirs à faire, heures de coaching à faire, mentoring... Mais curieusement les lectures recommandées, les enseignements et autres tips donnés rentrent comme une lettre à la poste dans mon cerveau. 
Je suppose que comme le présage le dicton "Quand on aime, on ne compte pas!" 

Mes prochains week-ends inhibent quelque peu mes progrès en terme d'apprentissage individuel mais n'entament en rien ma motivation :-)
Et pour finir, quelques photos de Jumeirah Beach dont j'ai quand même réussi à fouler le sable frais tous les matins avant le début de la formation. 

Toujours chercher le côté positif des choses. Même en formation, il fallait garder un petit goût de vacances !



vendredi 5 février 2016

Houston, tout le monde descend...

L'année 2016 a recommencé sur les chapeaux de roue et février s'annonce très mouvementé également. Il est donc temps que je reprenne la plume pour un petit aperçu de mes dernières aventures avant de reprendre la route vers de nouvelles aventures. Le mois de janvier m'a donc permis de retrouver ma petite bicyclette (petite dédicace à Khing), qui commence à souffrir de l'humidité ambiante et des tempêtes de sable mais elle résiste. Et puis, le climat étant un peu plus frais (voire froid selon ma nouvelle échelle des sens), je l'ai même emmenée à la plage (ou plutôt elle m'a gentiment permis d'aller à la plage) la semaine dernière.

Retour en KSA signifiant reprise de la planche à voile et des activités physiques en général bien sûr! Après trois heures d'entraînement intensif en planche la semaine dernière j'ai enfin repris mes marques et devrais pouvoir passer au harnais cette semaine. Mais j'ai aussi pu découvrir que mon baromètre des températures est devenu beaucoup plus sensible en terme de bain marin. Habituée au 30 degrés de cet été, la mer refroidie probablement à 22-23 semble gelée désormais. Et dire que quand j'étais petite cette température représentait le paradis pour aller se baigner. C'était mieux avant...


Mais mon entraînement a été interrompu par quelques jours à Houston dont il m'a été bien difficile de me remettre. Il faut dire que traverser le globe pour un congrès de quatre jours à bosser nuit et jour n'a rien de reposant. Et alors Houston me direz-vous? C'est quand même le thème de cet article, non? Eh bien, Houston Houston, ici la terre. Il paraît qu'il y a la Nasa, que c'est la quatrième plus grande ville des U.S avec seulement deux millions d'habitants et que le pétrole y est roi. Mais... mis à part l’hôtel perdu au milieu de nulle part et un rapide tour fais avec un étudiant, humm je n'en n'ai rien vu ou presque.


Voici les quelques images que j'ai réussi à capturer l'espace de deux heures d'évasion.



Par contre, quel plaisir de retrouver mes kids et de les voir évoluer. Même si je n'étais pas supposée parler avec eux pour raison de politique interne (no comment), nombreux sont ceux qui sont venus me voir pour discuter leurs problèmes personnels et chercher des solutions. Mon nom a eu l'air de circuler un peu trop facilement car bientôt 50 étudiants voulaient me parler. Oops, j'ai encore désobéi aux règles. Oh well, je l'ai fait pour leur bien et les e-mails reçus ensuite ont prouvé que les étudiants ont apprécié. Je dirais qu'à mes yeux c'est l'indicateur le plus important, quand bien même je me ferais taper sur les doigts.

La cerise est arrivé sur le gâteau dimanche soir puisque j'ai au le plaisir d'assister au vernissage d'une magnifique exposition d'art entre deux artistes que j'avais présentés l'un à l'autre en décembre dernier. Découvrir les œuvres de Tamara et tomber amoureuse du nouveau style d'Awad nous a permis de passer une magnifique soirée sur Jeddah et de se rappeler une fois encore qu'il est important et relativement facile de sortir de notre bulle impériale.
Malgré les appels du pied importants que m'a fait l’œuvre d'Awad, la nuit portant conseil, j'ai résisté à l'envie de me l'approprier. Tamara, elle, n'a pas eu cette chance et finira par l'accueillir dans sa demeure. Cela me rassure, je pourrai toujours le négocier plus tard pour l'achat :-)

 

En parallèle, j'ai commencé ma nouvelle formation de coaching et m'envole pour Dubai mercredi. Puis ce sera Riyadh pour le festival culturel de Janaderia, puis the Empty Quarter, puis Bahrein peut-être pour conclure avec les Whalesharks cette année à nouveau. La vie est un éternel voyage...

dimanche 10 janvier 2016

L'année de la joie...

ou el mejor año de mi vida... assortie de nombreuses lectures passionnantes. Voilà ce que sera 2016 ! C'est décidé :-)

Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets ! Combien résisteront aux obstacles et seront dûment accomplis ? Tous sans exception, voilà qui est dit. J'ai commencé cette semaine avec la ferme résolution, d'éliminer ! Un petit réveil à 5h30 pour aller courir aux douces lueurs de l'amanecer pendant une heure m'a fait le plus grand bien. En tous cas aujourd'hui ! Reste à voir dans quel état je vais me réveiller demain vu que ma partenaire de défi s'entraîne pour un semi-IronMan et qu'elle fait probablement le double de moi en jambes. Ouch, je me suis donc un peu surpassée pour cette première sortie, attention aux courbatures !

La nouvelle année est aussi l'occasion de présenter ses meilleurs vœux au monde entier (au sens littéral du terme dans mon cas) et dans différentes langues. Curieusement, il m'a été plus facile d'écrire en espagnol qu'en français cette année. J'ai toujours aimé me prêter à ce petit jeu de bonnes attentions mais cette année je dois avouer que cela a pris une tournure encore plus agréable car beaucoup de gens m'ont répondu en me donnant de leurs nouvelles, certaines plus tristes que d'autres malheureusement. Il est agréable de constater que la distance n'efface en rien l'amitié et que les technologies ont vraiment facilité le maintien de ces relations.

Malheureusement, la pilule télé-transporteuse n'a pas encore été inventée. Elle serait pourtant bien utile pour pouvoir effacer les pleurs de la petite Zoé qui en a marre de me voir partir à chaque fois. Gosh, qu'est-ce qu'ils grandissent vite ces deux petits. C'est toujours un vrai plaisir de passer ces quelques jours avec eux et recevoir leurs petits hugs au fil des jours. Mais je dois avouer que ces périodes me font admirer encore plus tous les parents qui conjuguent emploi à temps plein avec enfants à élever et couple à sauvegarder. Ma vie est finalement bien facile !

Le retour à la chaleur s'est fait tout en douceur, même si j'ai parfois l'impression qu'un mois s'est écoulé depuis mon dernier avion. Déjà la pluie, la grisaille mais surtout les bons moments en famille et entre amis semblent loin. Heureusement, la proximité géographique me permettra un petit retour dans quelques mois.

En attendant, direction Houston dans quelques jours et Dubaï dans un mois. Les voyages forment la jeunesse il paraît :-)


mercredi 9 décembre 2015

Un petit paradis vert dans le désert...

Ou tout simplement une oasis dans le désert, comme me l'a si bien fait remarquer un de mes étudiants saudi préférés pour qui ce genre de paysage est des plus ordinaires. 

Un petit plaisir de pouvoir se prélasser dans ce décor surréel, avec ses petites dunes rouges qui laissaient trainer une douce envie d'aller se perdre dans ce sable volant. Mais les contraintes logistiques n'ont pas permis une telle escapade. Ce sera pour une prochaine occasion :-)

Le Mercure du haut de sa montagne présente certes de nombreux avantages mais la notion de service à la française ne laisse que très peu de place à la contemplation et au décor contemporain. C'est que madame devient exigente désormais.

Voici un an exactement, je quittais Paisalandia. Relire tous les messages reçus l'année dernière à cette même époque génère un mélange de sentiments très profondément enfouis jusqu'à présent. Mais décembre apporte son flux de photos, la noche de velitas organisée cette semaine, cette musique si typique qui résonne sans cesse dans mes oreilles.... Extraño a mi tierra de corazon!!

 

mercredi 2 décembre 2015

Une nouvelle année forte en émotions

Il n'avait pas plu une seule goutte durant neuf mois! Mais voilà, la nature a décidé de m'offrir un petit cadeau par anticipation. Le mardi alors que je partais quelque peu en retard - quelle surprise - pour le bureau, j'ai senti une petite bruine humidifier légèrement mon visage. Rien d'alarmant! Et bien sûr je n'ai pas pris très au sérieux cette petite scène. Mal m'en a pris puisque je suis arrivée trempée au bureau et mes habits quelques peu parsemés de boue liée à mon court parcours à bicyclette. Il a plu 5 minutes au total et bien sûr exactement au moment où j'étais au milieu de mon parcours. 

Mais ce n'était pas le plus dramatique. Tout Jeddah s'est retrouvée inondée, maisons et magasins ensevelies sous les mètres d'eau et les gens se mouvant en canoés pneumatiques. Bien évidemment, pour nous tout s'est résumé à des photos et vidéos surréalistes puisque rien de tel ne s'est produit dans notre petite bulle. Même si les sacs de sable avaient été sortis pour faire face à d'éventuelles intempéries. Nous sommes sortis de notre petite vie de rêve lorsque, comme tous les jeudis, nous avons pris la direction des écuries de Bandar pour aller monter avant de dîner sur Jeddah: mon cadeau d'anniversaire prévu depuis des mois et pour lequel d'innombrables discussions se sont jouées dans notre Whatsapp group. Lorsque nous avons quitté notre super "hôtel 9 étoiles" nous n'avions aucune idée de ce qui nous attendait. Après avoir fait face à la circulation intensive de notre quatre voies, nous sommes arrivés sur un champ de bataille où les murs des écuries les plus élégantes avaient été détruits, les routes impraticables et l'arène encore beaucoup trop humide pour être pratiquée. Juan, Amandine et Sri ont néanmoins souhaité monter. Je me suis contentée d'observer tranquillement. Mais bien évidemment, Bandar nous a fortement déconseillé de nous aventurer jusqu'au centre où la situation était très catastrophique et la plupart des restaurants fermés.

Nous avons donc opté pour un modeste mais délicieux shawarma dans notre bouiboui préféré de Thuwal!

Pour compenser, le lendemain nous avons profité d'un délicieux brunch à KAEC et d'une après-midi tranquille sur le sable blanc de sa belle plage pour finalement terminer ce moment paisible au gré d'un superbe coucher de soleil.

Le samedi, j'ai poursuivi ma quête du brunch avec Erica ma collègue avant de prendre la direction de l'aéroport, direction Dubai! J'avais décidé de commencer cette nouvelle année tout en émotions à travers une formation de coaching en intelligence émotionnelle.

Mais avant cela je me devais de célébrer cette nouvelle bougie dignement. A peine arrivée je me suis donc renseignée sur la direction à prendre pour le bar. Le maître d’hôtel m'a regardée très bizarrement jusqu'à ce que je lui explique que j'étais française, vivant en KSA et que c'était mon anniversaire. Je l'ai vu soulagé tout à coup et m'accompagner à l'ascenseur. Un peu curieux me suis-je dit initialement, jusqu'à ce qu'il m'annonce qu'il m'avait gentiment upgradée et installée dans une chambre plus grande et plus élevée. Quelle belle surprise me direz-vous! C'était sas compter l'arriver de deux assistants dix minutes plus tard dans ma chambre avec un délicieux gâteau et une petite bougie pour me chanter mes plus beaux souhaits. :-) Nul besoin de vous dire que ceci m'a encore plus motivée pour me rendre au bar et accompagner ce petit mets d'un verre de champagne (que pour une raison qui m'échappe je n'ai pas eu à payer), au doux son d'un concert de rock live.

Rien de tel pour commencer l'année et la semaine dans cette ville multiculturelle et dynamique !
















vendredi 13 novembre 2015

Au détour d'une montagne...

Vous découvrez Abha!

Vous avez probablement envie de prononcer le nom de cette ville comme le fameux groupe de Mama Mia, mais non... Il faut absolument prononcer le "H" de haricot et donc faire la scission dans Ab--Ha.

Oui, j'ai continué, le week-end dernier, mes expéditions touristiques dans le sud du KSA. L'expédition s'est révélée un peu plus compliquée car il s'agissait de partir en groupe, avec une dizaine d'amis. Curieusement, il m'est toujours plus facile de partir avec une association d'inconnus qu'un groupe d'amis dont on va découvrir peu à peu les cotés moins sympathiques jusqu'alors soigneusement cachés. Et lorsque l'on décide de s'aventurer avec la communauté de notre petite bulle, évidemment nous avons un cocktail explosif de caractères tous plus forts les uns que les autres, de différentes nationalités. Mais j'avoue que je donne gentiment la palme d'or à notre chère culture franco-française. Qu'est-ce que l'on peut être négatifs et critiques, voire pessimistes!

Mais malgré ces sauts d'humeurs, l'ambiance du week-end est restée très agréable grâce à notre jeune guide local, étudiant en médecine et frère d'un des collègues de Nicolas. Nous avons renoué avec le temps d'automne lors de notre arrivée qui, de fait, a recouvert de ses nuages, la totalité de ce que doit être le magnifique site de Souda en été. Même le téléphérique est arrêté pendant ces mois d'hiver. Mais la rencontre avec les vendeurs de miel et plus tard dans la journée avec les artistes d'Al Meffatah ont ramené du baume au cœur de tout un chacun. Bien sûr, Mélanie a encore une fois craqué pour une de ces belles œuvres. Heureusement que tous ces artistes peignent avec des méditions dignes des maisons saudis et non pas françaises car je serais rentrée ruinée.

Le lendemain lors d'un délicieux brunch sur les hauteurs de Abha, nous avons fait la rencontre d'une charmante jeune saudi dans les toilettes. Elle était dentiste, de Jizaan, toute couverte et travaillait à l'hôpital militaire de Abha. D'une gentillesse et d'une volonté de nous accueillir si généreusement que cela m'a donné envie de passer plus de temps dans ces toilettes à l'avenir. C'est en fait le seul endroit où nous pouvons en effet avoir de vraies échanges avec des femmes car le week-end a une nouvelle fois été peuplé d'hommes sans l'ombre d'une seule femme. Éduquées, parlant parfaitement anglais, elles sont toujours très ouvertes et chaque croisement dans ces lieux insipides est accompagné de magnifiques sourires et sympathiques discussions qui s'arrêtent une fois le pas de cette porte franchi puisque malheureusement mes yeux sont incapables de les reconnaître dans la multitude extérieure.

Talal nous a ensuite sympathiquement conduit dans la maison d'un de ses amis dans le désert. Nous avons par la suite appris que cette charmante journée nous a été permise uniquement parce que Talal appartient à l'une des fameuses tribus locales et qu'il peut en effet accéder à cet endroit. Il semble que les rivalités soient assez fortes dans les parages et que seuls les gens bien accompagnés peuvent en effet s'aventurer dans ces endroits. Well, I am glad d'avoir été aussi bien encadrée car cette journée s'est avérée formidable. La maison est un petit havre de paix, idéale pour installer un nouveau spa avec cours de yoga. oops, pardon, wrong pays pour cela.

Après une invitation qui ne se peut refusée pour un succulent thé, au vu de l'heure de la prière qui arrivait, nous avons décidé de repousser notre départ de 30 minutes et d'aller escalader les rochers aux alentours. Une petite promenade fort sympathique, percevant les cris des chiens errants aux alentours et en suivant parfaitement les recommandations de ne pas dépasser ce gros rocher. Bien, mon capitaine!

Repus de notre petite escapade, nous avons repris le chemin de la petite maison pour nous retrouver accueillis par tous les voisins qui s'étaient soudain rassemblés pour rencontrer ces touristes aventureux. Et comme à l'accoutumé, la bienveillance locale ne nous laissera pas repartir sans nous inviter à partager une délicieuse collation. Tous ces hommes se sont donc organisés en l'espace de quelques minutes. Transportant cocotte minute, théières, et tapis pour nous préparer un succulent pique nique improvisé à l'agneau accompagné bien sûr du célèbre pas de danse saoudien.

Une fin d'après-midi spectaculaire à laquelle il fut difficile de mettre fin pour retourner à l'aéroport.

L'aspect particulièrement compliqué de ce week-end fut de se couvrir la tête. Non pas pour le fait de se couvrir car, au final, ce geste s'il doit me permettre de naviguer en paix dans toutes ces ruelles plutôt que d'attirer toutes les selfies du monde entier par le simple fait d'être blonde, ne me dérange pas outre-mesure. Mais ce P.... de voile ne tient pas en place!!! Même en améliorant notre technique au fil des heures, c'est une incessante préoccupation que de redresser chacun de ces morceaux qui souhaitent s'envoler gracieusement au vent ou ce voile qui glisse joyeusement sur mes cheveux un peu trop fins. J'avais déjà beaucoup de respect pour toutes mes collègues qui se couvrent mais désormais, je leur tire ma révérence. Je ne sais comment elles supportent ce martyre pendant toutes ces heures. J'ai fini par adopter la technique paysanne/berbère même si mon cou était probablement trop évident pour les yeux des plus puritains. Du coup, le stewart en montant dans l'avion m'a félicitée pour ma "gorgeous way" de porter le voile. J'ai été obligée de lui avouer que c'était réellement la seule manière pour moi de le supporter.
Lorsque j'ai partagé mon désespoir avec mon voisin de voyage saudi, il m'a soigneusement proposé de changer la couleur par un voile blanc, plus gai. Euh ce n'est pas tant la couleur amigo, c'est l'insupportable gestion que cela génère réellement, même si la couleur il est vrai n'ajoute rien à la difficulté.
Voyant qu'il était plutôt ouvert et de Jeddah plutôt que d'Abha, je n'ai pas tardé à me libérer de ce fardeau et terminer ce voyage la tête un peu plus légère. :-)

Prochain voyage, Dubai et Al Ain aux Emirats!