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samedi 1 juillet 2017

De yoga et méditation au Sri Lanka

La fin du ramadan aidant, j'ai pu prendre quelques jours de congés, m'aventurer vers de nouvelles contrées et surtout me reposer... Je ne m'étais pas aperçue à quel point je pouvais être fatiguée jusqu'à ce que je dorme plus de 10 heures par nuit et m'endorme chaque fois que je me retrouvais seule plus de 2 minutes sur un fauteuil...

Une semaine avant Eid, le roi a décidé d'offrir une semaine additionnelle de vacances à ses employés. Et le jour où je partais, il décidait de changer d'héritier au trône et par la même occasion de prolonger Eid d'une semaine supplémentaire. Malheureusement, nous, "pauvres" employés du secteur privé ne bénéficions pas de cette grâce. Qu'à cela ne tienne, j'ai quand même pu profiter pleinement de quelques jours de relaxation à Ahangama.

J'avais choisi une retraite de yoga et méditation, histoire de revenir super zen. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas pris un rythme très intense: juste une heure matin et soir de sorte que j'ai pu découvrir les alentours aisément pendant la journée. Cette période étant généralement propice aux pluies, le tourisme était au plus bas me laissant tout le loisir de profiter des plages et des différents temples en solitaire. Outre quelques averses de 10 minutes de temps en temps, le soleil était au rendez-vous 90% de la semaine. Seuls les moustiques qui ne perdent aucune occasion pour vous piquer sur le seul petit coin de peau non crémeux qu'il vous reste, et l'humidité ambiante qui vous fait ruisseler à grosses gouttes au moindre mouvement, vous rappellent que vous êtes en pleine saison des pluies. Mon hôte me disait qu'en haute saison il reçoit jusqu'à 14 personnes dans son hôtel. J'avoue que j'étais ravie d'être toute seule dans ces lieux pendant quelques jours. Au bout de trois jours, une autre pensionnaire bulgare est arrivée et déjà l'espace se réduisait :-)

Parmi les moments importants de ce voyage: Galle, petite ville hollandaise à 30 minutes environ de Ahangama qui ressemble à Saint-Malo version Sri Lanka: plus verte et avec une désorganisation certaine si chère à mon esprit. J'y suis allée en bus local. Un petit vent colombien a soufflé dans mes bronches lorsque je suis montée. Remplacez la vierge Marie par le Buddha, transformez l'espagnol par le sanscrit et vous avez la sensation de voyager ver le Choco sur la côte pacifique colombienne. Seule la couleur de la mer (car vous longez la côte) change fortement: l'océan indien est aussi turbulent que l'océan pacifique apparemment mais beaucoup plus vert bleuté et transparent. La ville est agrémentée de magnifiques petites galleries d'art et magasins exotiques très nocifs pour mon porte-monnaie. J'utilise toujours l'excuse que le fait de vivre dans un pays où je ne peux faire de shopping aisément m'incite d'autant plus à acheter lorsque je suis enfin "libre" mais aurait-ce été différent si j'étais venue directement de France...Pas si sûre !

J'ai pu visiter la région en vélo à plusieurs reprises (en me rappelant sans cesse de bien rouler à gauche pour m'éviter quelques frayeurs) et m'arrêter dans tous les temples que je croisais sur mon chemin. Certains moines m'ont fait don de leur bénédiction et expliqué quelques aspects de leur religion. Je dois avouer que le Bouddhisme m'interpelle plus que n'importe quelle autre religion. Même si comme le précisait l'un de mes profs de yoga, cette philosophie est parfois plus proche d'une science que d'une religion. Une petite boutique de l'aéroport m'a permis de me procurer quelques livres pour affiner un peu mes connaissances sur le sujet mais vu l'état de ma bibliothèque et le nombre de livres non lus qu'elle contient, je n'ai pas dit en quelle année cela se produirait !

Entre plantations de thés, rizières, plages magnifiques et désertes les tentations de se laisser aller au gré du vent n'ont pas manqué. Les Sri-Lankais m'ont paru vraiment très sympathiques et accueillants. Tous ne parlent pas vraiment anglais mais réussissent malgré tout à vous rendre service très agréablement. Les massages ayurvédiques ont été particulièrement appréciés ainsi que toutes les crèmes naturelles, si bon marché au Sri Lanka, que l'on trouve à chaque coin de rue et que l'on nous vend une fortune partout ailleurs... J'ai fait mon petit marché, "priant" pour qu'ils me laissent rentrer sans souci dans mon pays d'accueil. Heureusement, aucun problème à l'arrivée !

Comme les images parlent généralement plus que les mots, je vous laisse découvrir cette très belle région du Sri Lanka : https://goo.gl/photos/zC55n6kzQoA4tU6U9  

Je vais pour ma part essayer de continuer sur ma lancée zen et poursuivre ma pratique quotidienne du yoga, Inshallah !

mercredi 3 mai 2017

Je m'étais promis...

De ne pas partir sans avoir découvert le petit joyau de KSA: Maiden Saleh, la petite soeur de Petra (Jordanie).

J'avais eu la chance de visiter Petra il y a plus de 15 ans, avant que le lieu ne se développe en usine à touristes. J'avais même eu la chance de rentrer dans l'arène après la fermeture des portes et de profiter de ce lieu en toute sérénité au coucher du soleil.

Alors lorsque les gens me parlaient d'Al-Ulah, la région où se trouve Maiden Saleh, je ne pensais pas être impressionnée par ces tombes construites par les Nabatéens. Quelle erreur !

Ce site est colossal, plus plat certes que Petra mais parsemé de centaines de tombes toutes plus
intéressantes les unes que les autres. Le tourisme étant peu développé vous avez de plus l'opportunité de les visiter en toute tranquillité, vous pouvez les approcher, observer leurs moindres détails, d'escalader en toute sécurité ces rochers de sable et d'observer le magnifique paysage au loin. Il paraît que le but de cette escalade était de visiter les tombes des personnes les plus pauvres de la communauté. Il semble que mes yeux aient été absorbés prioritairement par le paysage et cette chaleur incroyable qui nous a incités à redescendre sur nos postérieurs très rapidement.


Le petit côté culturel qui m'a le plus interpelée réside dans la visite de l'ancienne station de train. En effet, depuis que je suis arrivée en KSA l'un des sujets les plus importants est la construction de la voie ferrée pour rallier Jeddah à Mecca. Curieusement, quelqu'un de la SNCF m'a dit récemment "nous n'avons pas voulu répondre à l'appel d'offre car c'est un projet fou, comment veux-tu assurer l'entretien des trains au vu des conditions climatique?". Eh bien apparemment, une ligne ferroviaire existait bien avant la seconde guerre mondiale et elle parcourait exactement cette distance et passait même en Jordanie et en Syrie. Mais elle a malheureusement été endommagée dans la lutte contre les turcs. La Syrie et la Jordanie ont néanmoins investi pour rétablir leurs rails après la guerre.
Alors que je pestais contre mon pays d'accueil de ne pas avoir fait de même, qu'ai-je découvert en lisant les petits commentaires ? Figurez-vous que la France et les Anglais, qui a priori à cette époque avaient un pouvoir de décision sur l'Arabie Saoudite (il va falloir que j'aille regarder cela de plus près), ont refusé un tel investissement. Résultat: presque 80 ans plus tard, KSA rattrape enfin son retard et la France est encore dans le côté négatif de la balance alors qu'elle aurait pu (et peut-être dû) profiter pleinement de cet ambitieux projets. Mais il vaut peut-être mieux laisser la place aux espagnols et allemands après tout...

En attendant de connaître le futur visage de la France sur le plan politique dimanche, je vous partage quelques grains de sable ensoleillés: https://goo.gl/photos/UKpnpRk3VVewiboN8

samedi 4 février 2017

Al Qasim, la Rome antique de KSA

Un voyage auquel je m'étais inscrite sans vraiment penser que j'irai réellement vu que je n'avais pas payé mes dus. Mais deux jours avant le départ, me voici informée que l'on m'attendra à 16 heures pour se rendre à l'aéroport. Oops, il va falloir que je négocie une sortie du bureau plus tôt. 
Ces petits détails réglés, me voici en partance pour Al Qasim. "Mais qu'est-ce que tu vas faire là-bas? Il n'y a rien à voir. Ils sont tellement conservateurs là-bas.", me disait-on. Pleine d'insouciance, et sans vraiment connaître le programme, vous connaissez la chanson, je m'embarquais pour cette nouvelle épopée. Les yeux toujours pleins d'étoiles suite à mon excursion à Tabouk, je m'attendais à une tout aussi belle expérience...

Mais...la réalité fut quelque peu différente. Ne vous y trompez pas, j'ai quand même réussi à prendre plus de 200 photos, il ya donc bien des choses intéressantes à voir. Mais... les conditions du voyage m'ont confrontée à une toute autre réalité de la vie dans cette contrée et je suis rentrée les yeux plutôt humides ou du moins gris nuageux. 

Il m'est de plus en plus clair que ma relation aux hommes a toujours été quelque peu compliquée. Oui, je sais,  j'arrive enfin à l'âge de raison. Mieux vaut tard que jamais! Et j'ajouterais, encore plus lorsqu'ils sont relativement machistes et cherchent à contrôler mes faits et gestes. Sachant cela me direz-vous pourquoi suis-je allée en Colombie et me retrouve maintenant en KSA où cet aspect est encore plus criant. Excellente question, merci de me l'avoir posée!

Toujours est-il que ce voyage a dégagé en moi une intolérance pour ce genre de personnages à son paroxysme. L'agenda, que j'aurais dû regarder plus attentivement probablement, était complet voire trop complet. Comme à chaque voyage, le guide souhaite nous faire découvrir les 1001 merveilles de sa région et ne se rend pas nécessairement compte que nous nécessitons plus que deux minutes pour les observer et les apprécier comme il se doit. Je suis généralement allergique aux tours guidés mais au vu de ma condition féminine, c'est à peu près la seule chance qui m'est offerte de visiter ce beau pays. Très vite la moutarde m'est montée au nez lorsque nous étions pressés de nous dépêcher, de prendre moins de photos pour nous rendre dans l'autre site touristique. Mais je décidais de naviguer un peu ces émotions et de profiter du côté positif de ce voyage. 

Dans chaque lieu visité, un protocole d'accueil saudi s'imposait: nul ne sortira de ce lieu sans avoir manger au moins une datte, bu une tasse de café saudi et terminé cette collation par un petit biscuit et un petit thé bien sucré. Après quatre accueils de ce style, vous n'avez qu'une seule envie, celle qui vous impose de sortir au plus vite!

Mais le plus dur restait à venir... Un petit détour par les festivals où nous étions bien sûr attendus comme personnalités importantes, cameramen et autres personnages des médias à l'appui. Nulle question de s'échapper et d'aller faire le tour des stands en individuel comme j'en avais pris l'habitude auparavant. Vous resterez tous groupés et nous visiterons les stands tous ensembles. Mon esprit rebel s'est enflammé et j'ai profité d'un petit moment d'égarement de nos guides pour m'envoler avec une amie. Bien sûr la négociation des prix est beaucoup plus compliquée lorsqu'aucun des deux camps ne parlent le même langage, mais qu'importe! Au final ce ne sont que des chiffres et même si certaines commerçantes ignoraient notre système, il y avait toujours un ou une passante qui nous aidait dans la traduction. Les femmes, toutes couvertes de leur niqab, nous saluaient, nous souhaitaient la bienvenue et parfois nous demandaient une photo, non sans au préalable s'être regardée pour s'assurer de... je ne sais quoi exactement car seuls leurs yeux apparaissaient. Certaines s'exprimaient parfaitement en anglais, avec d'autres par contre nous nous amusions à interpréter nos langues respectives pour établir un semblant de communication. Le mutawa lui par contre n'a eu aucun problème à se faire comprendre, même s'il ne parlait pas un mot d'anglais, lorsqu'il nous a gentiment engueulé et demandé de nous couvrir le visage (ce que nous n'avons pas fait bien entendu). Des expériences que l'on ne peut vivre si l'on se promène à plusieurs... 

Le lendemain a donné lieu au même rythme effréné et nous avons pu expérimenter un deuxième festival. Les conditions se sont avérées très distinctes cette fois malheureusement. Ayant appris de leurs "erreurs" antérieures, nos guides ont décidé cette fois que nous n'aurions aucun échappatoire possible. S'éloigner de 10 mètre générait un harcèlement sans limite et toute distanciation du groupe donnait lieu à d'interminables discussions. Bien sûr, ces hommes ne souhaitaient en aucun cas que nous nous promenions seules. Je conçois que ce ne sont pas les coutumes de la région mais nous sommes clairement étrangères et n'avons aucune envie d'aller danser (quoique) dans la rue sans faire attention à notre environnement. Nous ne faisions rien de mal, et prendre des photos ne se fait pas en une seconde. Je n'ai pas non plus l'intention de passer 10000 ans devant un stand qui ne m'intéresse absolument pas lorsque je pourrais aller parler avec l'artiste ici présent qui souhaite vendre ses oeuvres d'art. Mais l'organisation en avait décidé tout autrement et même ce petit écart m'a été refusé. Autant dire que ma petite bouilloire était au bord du sifflement. Et comme si cela n'était pas suffisant, tous ces messages m'étaient transmis d'une manière très peu respectueuse (selon mes critères). 

Mais l'impact le plus important de ce voyage est venu quelques heures plus tard. Jusqu'à présent chaque fois que nous avions voyagé nous n'avions pas vu de femmes, étant toujours accueillis par les guides masculins. Naviguer ainsi "librement" dans ces festivals nous a fait découvrir une toute autre réalité. Ces femmes portaient toutes le niqab ou étaient complètement couvertes avec ce que je qualifierais de masque d'escrime directement intégré dans leur abaya. Ne pouvoir voir aucun de ces visages, observer tout ce noir à chaque coup d'oeil échangé, ne pouvoir reconnaître cette femme qui nous a saluées si gentiment il y a quelques secondes car elles se ressemblent toutes de par leurs yeux maquillés à l'identique... Tout cela finit par vous peser sur le système sans même vous en apercevoir et les idées noires s'incrustent également. 
Tout ceci cogitait plus ou moins sereinement dans ma petite tête lorsque l'heure du retour a sonné et que je me suis trouvée nez à nez avec l'un de mes étudiants. Il avait étudié 6 ans aux Etats-Unis et est maintenant de retour sur le campus pour le Master. Je n'avais aucune idée qu'il était de cette région. Il me paraissait relativement libéral et avait toujours un mot très sympathique sur ce que je portais ou autre. Le voir entrer dans l'avion, accompagné d'une dame entièrement couverte, m'a soudainement fait un choc. Quelle expérience difficile celle de passer d'un monde aussi conservateur à cette société libérale aux U.S. pour ensuite revenir à ses racines et revivre dans ces conditions. Je n'ai pu m'empêcher de me demander ce qu'il pouvait ressentir et comment il pouvait interagir avec cette vie locale. 

J'ai eu l'occasion d'aborder le sujet depuis avec mon amie Nada. Pour la première fois, je me suis aperçue que sa famille elle-même était conservatrice. Elle me l'avait mentionnée mais en visionnant les photos du mariage de sa soeur, j'ai pu constater que toute les femmes (mère et soeur) se couvrent et qu'elle est la seule à porter le hijab. Une situation qu'elle m'a décrite comme difficile mais qu'elle arrive malgré tout à soutenir. Son père fort heureusement la soutient même si parfois en son fond intérieur elle sent bien que face à la famille son support n'est pas aussi fort. Ses frères par contre sont beaucoup plus conservateurs et ont encore du mal à comprendre sa personnalité et son indépendance. Aller à la banque avec son frère est devenu un cauchemar: il est soit trop soucieux de ne pas se montrer avec une femme non couverte ou trop attentionné pour ne pas la laisser seule et lui permettre de parler seule au guichet. J'espère juste que son père restera de ce monde jusqu'à ce qu'elle décide ce qu'elle souhaite faire de sa vie car sinon ses frères risquent de la marier au premier conservateur venu. 

Et dire que je pensais avoir souffert lors de mon choc culturel inverse en rentrant en France la première fois. C'était du gâteau en comparaison.    

Après avoir dormi de plus longues heures et repris mes esprits, j'ai pu remonter un peu mon humeur et découvrir une toute autre société à Jeddah ce week-end. J'ai eu le sentiment de m'être exilée l'espace de quelques instants grâce à l'expo artistique 2139 dont je vous parlerai dans un prochain poste. En attendant, voici "quelques" photos de ce week-end tumultueux! 





samedi 7 janvier 2017

Circulez y a rien à voir...

En décembre, j'ai eu l'occasion de m'exiler le temps d'un week-end à Bahrain pour une petite conférence de l'association de coaching international ICF. L'événement réunissait les coachs répertoriés par l'association à Bahrain et en Arabie Saoudite. Le premier événement de ce type. A ma grande surprise, il y a avait plus de coachs Saudis que de Bahrain, plus d'hommes que de femmes avec la surprise de voir quelques-uns de ces hommes aux allures internationales et qui pourtant ne pouvaient me serrer la main.


Comme d'habitude, je me suis enregistrée sans vraiment très bien savoir dans quoi je m'embarquais.
J'ai été agréablement surprise. Les personnes ont vraiment été très accueillantes, leurs réflexions et discussions m'ont permis de mieux cerner les aléas de ce métier. Certaines techniques d'animation de groupe m'ont paru particulièrement intéressantes: "Deep Democracy Group Process" qui initialement paraissait appartenir à un autre monde, plus proche de mes débuts professionnels, s'est avéré une très bonne technique de résolution de conflits dans une équipe. Et le "Feeling Forward" une approche que l'on devrait adopter dans chacune de nos interactions. 



Mais, me direz-vous, tout cela est bien intéressant mais je n'y comprends pas grand chose... Qu'y a-t-il d'intéressant à voir à Bahrain? Ma réponse: si vous n'êtes pas intéressé(e) par le grand prix de formule 1, que vous n'êtes pas dans la nécessité extrême d'accéder à un coiffeur correct ou de boire une goutte d'alcool - pas grand chose. Le seul quartier que je recommanderais fortement est: Aliya où l'on retrouve de sympathiques restaurants dans des petites rues aux allures européennes, agrémentées de quelques oeuvres d'art.   




Les restaurants où nous avons pu déambuler montraient beaucoup d'extravagance, d'expatriées un peu trop sexy pour leur âge et une envie démesurée de dépenser beaucoup d'argent... Bien sûr, des gens tout à fait "normaux" vivent également sur ce territoire mais au vu des coûts de la vie quotidienne, je ne suis pas certaine que la vie soit très facile pour eux. Tout n'est qu'hôtel et attractions touristiques - légales ou pas - et peu de secteurs industriels se sont réellement implantés. Il faut dire que le pays est relativement petit et se peuple chaque week-end au triple en raison des Saudis et Koweitiens qui viennent faire leur "shopping".










vendredi 2 décembre 2016

Forget about USA go to KSA...


Comme à mon habitude, je n’ai pas réfléchi plus de deux minutes avant de m’enregistrer pour ce voyage à Tabuk. Je savais vaguement que ce « village » était situé au Nord du royaume et qu’il pouvait neiger sur les sommets. Vu la température ambiante du moment, il ne risquait pas de faire si froid.
Quelques heures avant de partir, une petite vidéo nous est partagée, bien sûr je n’ai pas vraiment eu envie de prendre le temps de la regarder. Bien ou mal m’en a pris… Elle montrait de beaux sommets enneigés du matin même et une température très lointaine de notre été indien. Mon intuition m’avait malgré tout ordonné d’ajouter quelques pulls dans ma valise. Bien m’en a pris car notre premier arrêt n’était pas seulement froid mais terriblement venteux. Grâce aux manteaux gentiment prêtés par les bédouins, nous avons pu admirer la beauté du paysage bien emmitouflés.
En lieu et place d’un village, je suis arrivée dans une ville de trois millions d’habitants située dans un environnement digne de l’Utah et de l’Arizona. Chaque minute, chaque kilomètre changeait de paysage, de couleurs et des centaines de photos auraient pu être prises en l’espace de trente minutes. Ce seul week-end a augmenté ma bibliothèque numérique de 650 images. La sélection a été difficile mais reste compilée dans le lien suivant : https://goo.gl/photos/WcGYzzYZEZejWyKPA

La Dessa Valley nous a surpris pour le déjeuner par ses couleurs rouges, son sable jaune et ses rochers aux formes magiques qui semblent changer d’apparence avec l’évolution du soleil. Dans ce simple petit endroit, je pense que j’aurais été capable de prendre 400 photos en l’espace de deux heures.                                          Mais quelle ne fut pas notre surprise lorsqu’après cette petite pause, nous avons traversé un petit Wadi plein d’eau présentant une végétation abondante, plus proche des rizières asiatiques que du désert arabe.                                                                                 Après un petit parcours extraordinaire dans cette verdure, nous avons terminé cette belle journée avec un magnifique coucher de soleil sur un ravin digne d’un mini-Grand Canyon.
Après une courte nuit de sommeil, nous avons repris la route magique : dune rouge et rochers qui nous ouvrent le chemin sur la « Loze Mountain ». Cette montagne serait apparemment le lieu où Moise a reçu son appel. Ce qui me rappelle, ne voyez aucune coïncidence dans ces deux termes similaires, qu’il va falloir que je recherche mes livres de catéchisme. Je suis tellement perdue dans tout ce domaine, c’est une catastrophe. J’ai toujours cru que
toutes les religions étaient différentes mais finalement tout le monde partage la même histoire a la base, les interprétations semblent par contre avoir dévié en fonction des interprètes, c’est-à-dire des cultures et des langues. Alors pourquoi tant de haine, si tout le monde vient du même lieu initialement ? Un peu de compétences interculturelles et on repart pour un monde meilleur,
non ? oups, je m’égare !

De Loze Mountain nous sommes redescendus aux tombeaux des dieux. Maden Saib, un petit Maden Saleh et surtout un minuscule Petra. Nous nous trouvions à quelques kilomètres de la frontière jordanienne seulement et avons ainsi pu découvrir qu’une partie de KSA a été négociée dans les années 60 pour devenir territoire
jordanien. Il n’est donc pas surprenant de retrouver des patrimoines similaires dans ces deux pays. Un de mes étudiants m’a d’ailleurs confirme que les habitants d’Aqaba (sud de la Jordanie) ont des traits beaucoup plus Saoudiens que Jordaniens.

Puis, nous avons découvert Magna et sa gorge de plus de cinq kilomètres. Le temps nous a manqué pour cette longue randonnée mais nous avons quand même pu admirer la beauté de ce lieu, qui rappelle vraiment les Gorges de Crète mais en mieux puisque qu’elles ne sont pas payantes et vides de touristes. Là aussi Moise a eu un rôle à jouer, mais lequel… désolée, je dois reconnaitre mon ignorance dans ce domaine et n’avoir pas suffisamment prêté attention aux informations données par le guide à ce moment précis. Peut-être plus attiré à observer ici et là quelques hommes Saudis qui se reposaient, déjeunaient ou jouaient aux cartes nous réprimandant parfois d’arpenter ce lieu sans notre époux (et sans abaya, laissée dans la voiture) ; mais la plupart du temps heureux de nous accueillir sur ce territoire.

Le retour sur Jeddah fut pénible : devoir d’abord quitter un si beau lieu et ensuite être tout simplement oubliés par notre superbe service de bus à l’aéroport à l’heure promise, soit 1h30. Résultat, retour à la maison à 4h30 pour reprendre le travail de bonne heure et de bonne humeur à 8 h… Dur dur mais les merveilles du week-end valaient néanmoins cette petite difficulté du retour. Et puis, les vacances approchent !

mardi 8 mars 2016

To the Empty Quarter


Me voici de retour dans ma petite vie paisible... je ne pensais pas que cela serait possible mais, si, j'apprécie de pouvoir enfin rester "tranquille" à la maison et de retrouver mes petites habitudes du week-end sédentaire: la planche à voile était au rendez-vous ce week-end avec un bon vent de 18 nœuds et surtout un peu de sommeil a été rattrapé. Mais ne vous y méprenez pas, il était tout de même fort agréable de découvrir une autre magnifique région de KSA. 

L'Empty Quarter est à environ trois heures de Riyadh apparemment. L'aller entre Riyadh et Rub Al-Khali s'est fait en avion, le retour en jeep fut plutôt chaotique et mon dos s'en est souvenu pendant quelques jours, mais les paysages ont réussi à apaiser les soubresauts. Le guide nous a gentiment prévenu initialement que les chauffeurs n’utilisaient le GPS qu'en cas d'extrême urgence, dans ce voyage ils se guideraient au soleil et aux différents éléments naturels que l'on rencontrerait sur la route. Ce dernier point est particulièrement intéressant lorsque l'on sait que les dunes bougent constamment et que je n'étais même pas capable de reconnaître le paysage du soir au lendemain matin. 
Après une première nuit à la belle étoile dans ce désert de pleine lune, nous avons pu visiter Alfaw Ancient City (Capital of Kinda Kingdom). Un site digne des plus beaux sites archéologiques de la grèce antique, qui bientôt sera payant et rempli de touristes. En tous cas, c'est ce que l'on peut souhaiter de mieux pour qu'il puisse se conserver complètement car à force de le piétiner, la roche risque de s'effriter et ce monument se détériorer.   

Le déjeuner nous a typiquement servi le riz et son poulet assaisonné si naturellement saoudien. Il a bien sûr fallu participer à la vaisselle lorsque tout le monde eut fini. La vaisselle, de l'eau dans le désert gaspillée pour ces messieurs-dames? Et puis quoi encore! nope, les assiettes seront nettoyées soigneusement au gré du sable. Une technique très efficace, je me demande pourquoi nous nous encombrons de tous ces produits chimiques!


Les ballades dans les dunes qui ont suivi ont donné lieu à de nombreuses compétitions entre les différents chauffeurs tous plus extravagants les uns que les autres. Fort heureusement, le nôtre était plutôt tranquille et perfectionniste; il nous a ainsi mes douces frayeurs et les enlisements au beau milieu d'une dune. Chacune de nos promenades était bien sûr rythmée au doux son de la prière et des rituels spirituels. Une bonne excuse pour se laisser bercer par le vent et "déguster" un peu de ce sable rougeâtre.
Comble du comble, notre sommeil étoilé a été interrompu par... la pluie! Oui, vous lisez bien. Quelle est la probabilité qu'il puisse pleuvoir dans le désert juste lorsque vous décidez de profiter pleinement de cet espace naturel? Nous avons tous initialement pensé rêver lorsque les premières gouttes sont venues picoter notre doux visage bien endormi. Nous étions tous persuadés, jusqu'à ce que se profilent les éclairs, que ce n'était qu'une petite pluie sans autre conséquence. Mais... 10 minutes plus tard nous nous hébergions tous dans nos voitures respectives en essayant de retrouver un sommeil un tant soit peu paisible. Mais que peut-on espérer lorsque l'on vient juste de gouter au doux plaisir de dormir en plein air avec l'univers comme plafond?

Le dernier jour nous a permis de découvrir la diversité de ce que l'on nomme banalement le désert. Il y a des dunes longues, des jaunes, des rouges, des rocailleux... Chaque heure nous apportait un nouveau paysage à couper le souffle, jusqu'à ce que nous arrivions à cette endroit magique: le dry river bed. Cela m'a beaucoup rappelé Pamukkale, en plus petit et moins touristique (ce qui ne gâche rien).


Voir un ruisseau, un cratère et pouvoir se promener à sa guise en regardant le soleil se coucher... Nul besoin de dire que la route à l'aéroport nous a semblé bien sinistre! Prochain départ: live on board trip for the whaleshark fin avril.


mercredi 17 février 2016

Escalade...

Une nouvelle activité que j'ai découverte hier et qui m'a enchantée. Oui, je sais, encore un nouveau hobby, que voulez-vous à défaut d'autre chose il faut bien profiter des ressources à disposition. Et lorsque je fais les comptes, que je regarde de plus près, les opportunités d'être heureuse ne manquent pas. Certes, tout n'est pas au beau fixe mais lorsque je me concentre sur le positif, il y a tant de choses à apprendre et à apprivoiser. 

Mais je m'éloigne... Outre le fait que j'ai réussi à franchir les limites les plus proches du plafond en ce premier essai - enfin jusqu'à la carotte - grâce à mon cher et dur professeur, escalade représente plutôt toutes ces émotions ressenties pendant mon séjour à Dubaï la semaine dernière.    

Tout commençait sur les chapeaux de roue, le mercredi, foulant enfin le sol des UAE, j'ai une nouvelle fois sentie la soupape s'ouvrir et la pression s'échapper. Tout à coup, ma féminité a souhaité s'exprimer et révélé ses dessous cachés. Nulle ne se doute de ce qui lui arrive jusqu'à ce que les portes s'ouvrent et que la lumière fuse. Première étape : trouver LE coiffeur. Sur les conseils de Sarah, ex-étudiante de l'INT, je me suis retrouvée chez LE coiffeur français, repère évident de toutes les expates de ma charmante patrie. Je dois avouer que le traitement, la couleur et la coupe, tout en étant prise en charge par une philippine, a donné de plus jolis résultats que ma coiffeuse locale. Ma conclusion: je peux déménager à Dubai, j'ai trouvé LE coiffeur! Ah mince, je n'ai pas de boulot là-bas... Qui a dit que je devais travailler? Let's just look for a nice cheikh. Bon ok, il est bon de rêver mais avec les pieds sur terre! Néanmoins, l'idée fait son bonhomme de chemin... L'avenir le dira !

Après une magnifique promenade sur Dubai Marina, et un petit arrêt par la case "Mall-Bookshop" - ce n'est pas ma faute c'est l'anniversaire de mon petit neveu bientôt - je suis rentrée dans mon petit hôtel "Sheraton". Oui, madame commence à avoir des goûts de luxe, que voulez-vous ! Même si j'ai de loin préféré mon choix du mois de novembre, ce petit hôtel m'a gentiment upgradée de chambre.  


Jeudi annonçait le début des festivités : lever aux aurores pour découvrir mes nouveaux compagnons de voyage pour les prochains 4 mois, voire pour la vie. Les interactions initialement feutrées se sont rapidement transformées en conversations intimes grâce aux nombreuses activités coach-coachee développées tout au long de ces longues journées de travail. 9-17h qui me paraissent une éternité derrière mon ordinateur se sont évaporées en l'espace d'une seconde. 

Pendant ces quatre jours et les leçons de vie n'ont cessé de se succéder.


La première importante est arrivée jeudi soir lors de mon dîner amical avec Sarah (pour cuex qui suivent, mon ex-étudiante cf. plus haut). Je ne l'avais pas revu depuis plus de sept ans , date à laquelle j'ai quitté Evry. J'avais quitté une jeune fille dynamique, pleine de rêves et d'espoir à l'aube de partir en échange aux Etats-Unis. J'ai retrouvé une jeune femme enjouée, mariée, qui a su tirer les meilleurs leçons des difficiles moments que la vie lui a malheureusement réservé. Elle construit désormais sa vie à Dubai, dans le marketing, et je suis certaine que l'avenir lui sourira. Le plus émouvant reste le souvenir de la conversation qui a scellé cette relation amicale et au cours de laquelle j'ai apparemment prononcé des mots qui sont restés gravés dans son cerveau et l'ont aidée à progresser dans la vie. Magnifique cadeau, merci Sarah !

Les jours suivants ont enchaîné fous rires, larmes et frustration mais les conversations d'une soirée entière avec Solafa, les regards et attentions chargés d'émotion entre chacune d'entre nous ont noué des liens qui, heureusement, se poursuivront tout au long des quatre prochains mois. Le programme est chargé: cours en ligne tous les mardis, devoirs à faire, heures de coaching à faire, mentoring... Mais curieusement les lectures recommandées, les enseignements et autres tips donnés rentrent comme une lettre à la poste dans mon cerveau. 
Je suppose que comme le présage le dicton "Quand on aime, on ne compte pas!" 

Mes prochains week-ends inhibent quelque peu mes progrès en terme d'apprentissage individuel mais n'entament en rien ma motivation :-)
Et pour finir, quelques photos de Jumeirah Beach dont j'ai quand même réussi à fouler le sable frais tous les matins avant le début de la formation. 

Toujours chercher le côté positif des choses. Même en formation, il fallait garder un petit goût de vacances !