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Just a humble perspective de ma vie en Arabia Saudita. En route pour de nuevas aventuras!
vendredi 6 janvier 2017
mercredi 14 décembre 2016
Les pieds dans l'eau
Non, ne vous méprenez pas. Après les orages de Medellin et l’écho que la foudre pouvait trouver dans les montagnes, cette petite tourmente ne faisait pas si peur en soit. Non ce qui m’a terrifiée pendant toute la nuit c’est plutôt l’impact qu’une réunion à laquelle j’avais assisté pour travailler sur le plan d’urgence à mettre en place en cas de catastrophe ! Toutes les questions que je posais paraissaient tellement nouvelles pour eux que j’ai eu envie de prendre le premier avion pour Tombouctou plutôt que de rester ici à attendre une solution à moyen terme.
Mais à ma plus belle surprise mon appartement est complètement sain et contrairement à certains de mes amis je n’ai pas eu à affronter de pédiluves en bas de mon escalier ni à sortir en kayak. La plage est restée fermée une bonne partie de la journée mais l’équipe de choc avait tout réparé des 14 heures pour nous permettre de profiter du vent sans que l’on puisse se rendre compte de la tourmente qui venait de s’abattre sur la plupart du matériel !
Impressionnant comme toutes les personnes les moins visibles dans cet environnement travaillent dur pour rendre invisible les moindres petits traumas de la vie quotidienne…
vendredi 2 décembre 2016
Forget about USA go to KSA...
Comme à mon habitude, je n’ai pas réfléchi plus de deux minutes avant de m’enregistrer
pour ce voyage à Tabuk. Je savais vaguement que ce « village » était situé
au Nord du royaume et qu’il pouvait neiger sur les sommets. Vu la température ambiante
du moment, il ne risquait pas de faire si froid.
Quelques heures avant de partir, une petite vidéo nous est partagée, bien sûr
je n’ai pas vraiment eu envie de prendre le temps de la regarder. Bien ou mal m’en
a pris… Elle montrait de beaux sommets enneigés du matin même et une température
très lointaine de notre été indien. Mon intuition m’avait malgré tout ordonné d’ajouter
quelques pulls dans ma valise. Bien m’en a pris car notre premier arrêt n’était
pas seulement froid mais terriblement venteux. Grâce aux manteaux gentiment prêtés
par les bédouins, nous avons pu admirer la beauté du paysage bien emmitouflés.
En lieu et place d’un village, je suis arrivée dans une ville de trois
millions d’habitants située dans un environnement digne de l’Utah et de l’Arizona.
Chaque minute, chaque kilomètre changeait de paysage, de couleurs et des
centaines de photos auraient pu être prises en l’espace de trente minutes. Ce seul
week-end a augmenté ma bibliothèque numérique de 650 images. La sélection a été
difficile mais reste compilée dans le lien suivant : https://goo.gl/photos/WcGYzzYZEZejWyKPA
toutes les religions étaient différentes mais finalement tout le monde partage la même histoire a la base, les interprétations semblent par contre avoir dévié en fonction des interprètes, c’est-à-dire des cultures et des langues. Alors pourquoi tant de haine, si tout le monde vient du même lieu initialement ? Un peu de compétences interculturelles et on repart pour un monde meilleur,
non ? oups, je m’égare !
De Loze Mountain nous sommes redescendus aux tombeaux des dieux. Maden
Saib, un petit Maden Saleh et surtout un minuscule Petra. Nous nous trouvions à
quelques kilomètres de la frontière jordanienne seulement et avons ainsi pu découvrir
qu’une partie de KSA a été négociée dans les années 60 pour devenir territoire
jordanien. Il n’est donc pas surprenant de retrouver des patrimoines similaires dans ces deux pays. Un de mes étudiants m’a d’ailleurs confirme que les habitants d’Aqaba (sud de la Jordanie) ont des traits beaucoup plus Saoudiens que Jordaniens.
jordanien. Il n’est donc pas surprenant de retrouver des patrimoines similaires dans ces deux pays. Un de mes étudiants m’a d’ailleurs confirme que les habitants d’Aqaba (sud de la Jordanie) ont des traits beaucoup plus Saoudiens que Jordaniens.
Puis, nous avons découvert Magna et sa gorge de plus de cinq kilomètres. Le
temps nous a manqué pour cette longue randonnée mais nous avons quand même pu
admirer la beauté de ce lieu, qui rappelle vraiment les Gorges de Crète mais en
mieux puisque qu’elles ne sont pas payantes et vides de touristes. Là aussi
Moise a eu un rôle à jouer, mais lequel… désolée, je dois reconnaitre mon
ignorance dans ce domaine et n’avoir pas suffisamment prêté attention aux
informations données par le guide à ce moment précis. Peut-être plus attiré à
observer ici et là quelques hommes Saudis qui se reposaient, déjeunaient ou
jouaient aux cartes nous réprimandant parfois d’arpenter ce lieu sans notre époux
(et sans abaya, laissée dans la voiture) ; mais la plupart du temps
heureux de nous accueillir sur ce territoire.
Le retour sur Jeddah fut pénible : devoir d’abord quitter un si beau
lieu et ensuite être tout simplement oubliés par notre superbe service de bus à
l’aéroport à l’heure promise, soit 1h30. Résultat, retour à la maison à 4h30
pour reprendre le travail de bonne heure et de bonne humeur à 8 h… Dur dur mais
les merveilles du week-end valaient néanmoins cette petite difficulté du
retour. Et puis, les vacances approchent !
lundi 21 novembre 2016
Vous êtes les lumières du monde…
Non, ma nouvelle
bougie ne m’a pas fait perdre la tête, surtout que de toute façon la fête sera très
sobre aucune escapade n’étant possible aujourd’hui.
Lors de mon récent
voyage en France, je suis tombée nez à nez avec le dernier roman de Laurent
Gounelle « Et tu trouveras le trésor qui dort en toi ». Ayant eu l’opportunité
de lire et d’apprécier bon nombre de ses ouvrages, je me suis empressée de lire
le résumé avec l’espoir de ne pas succomber à l’achat. Peine perdue : ce
roman semblait évoquer toutes les questions métaphysiques qui m’animaient, de
cet horrible ego qui semble sans cesse nous narguer, a la place des religions
dans notre société et leur relation entre elles en passant par la spiritualité.
Ce nouveau livre
de Gounelle m’a rappelé « 40 rules of love » qui m’avait tant impactée
sur le sufisme et Rumi (cf. post précédent sur ce sujet). Mais cette fois c’est
la religion catholique que l’on analyse. Fiction ou réalité, tous les points soulevés
dans ce roman m’ont donné envie d’approfondir le sujet plus amplement et d’aller
découvrir l’évangile de Saint Thomas, de
poursuivre mes conversations avec mon collègue Mormon et approfondir mes réflexions
et actions pour que mon ego finisse enfin par me laisser vivre ma vie
sereinement.
Très bien écrit, facile à lire comme à son habitude, j’ai eu la
sensation que Gounelle voulait faire passer des messages issus d’une recherche
personnelle relativement profonde de manière simple à la société. Simple petit bémol,
j’aurais aimé qu’il profite du contrat que le personnage principal avait signé avec
les Qataris pour qu’il puisse aborder la comparaison avec l’islam également. Mais
ce sera peut-être l’objet de son prochain livre, qui sait ?
samedi 19 novembre 2016
No more plastic!
Melb dans
ses pensées : Ouch et mon week-end alors ?
Melb tout
haut : Euh je peux vous rejoindre en vélo un peu plus tard ?
SR :
Cela va être dur d’arriver à Thuwal à vélo…
Melb :
ahhh ce n’est pas notre plage, et cela veut dire Abaya et tout et tout ?
SR : Yes indeed
Melb : Oh well… Je me suis engagée, ce sera une expérience
nouvelle !
Apres
m’être retournée 10000 fois dans mon lit, j’ai réussi à arriver à l’heure au
rendez-vous. Même si avouons-le, en KSA il n’est pas trop difficile d’arriver à
l’heure puisque généralement en arrivant à l’heure officielle vous êtes encore
20 minutes en avance sur l’heure à laquelle les festivités vont réellement commencer.
Apres une
longue série de discours, où il est important de n’oublier personne et de ne
faire aucun commentaire désobligeant innocemment, nous nous retrouvons par
groupe de deux à recueillir séparément les boites de polystyrène, les canettes
et le plastique. A notre grande surprise, les canettes n’étaient pas trop
nombreuses mais le plastique… quel fléau et en particulier ces fameuses pailles !
Ne nous
plaignons pas, l’exercice n’a duré qu’un peu plus d’une heure et m’a permis de
connaitre un endroit auquel j’aurais normalement très difficilement accès. Dommage,
car cette plage m’a vraiment donne envie de revenir et de nager jusqu’à la
mangrove de l’autre cote. Dans mes rêves seulement ! J
samedi 8 octobre 2016
Une grande première en Arabie Saoudite...
J'avais toujours considéré normal de pouvoir entrer dans un stade accompagnée ou non d'une personne masculine et de pouvoir observer un spectacle d'une quelconque nature depuis les tribunes. Ça c'était avant...En Arabie Saoudite, les femmes n'ont pas le droit d'assister aux matchs de foot ou tout autre événement qui pourrait se produire dans un stade. Lorsqu'elles ont la possibilité d'assister à une conférence ou autre spectacle, elles sont généralement séparées des hommes même si elles viennent accompagnées de leur mari. Ça c'était avant....

Car ce soir nous avons vécu une grande première dans la King Abdullah Sport City: nous avons pu assister dans la zone famille au spectacle d'Iluminate (Iluminate.com), dans une ambiance déchaînée et sans aucune séparation de genres. Seuls les hommes seuls se retrouvaient dans une zone particulière et bien sûre il n'y avait pas de zone pour femmes seules. Petit détail mineur mais qui a son importance probablement aux yeux de l’extérieur. De notre côté nous ne nous sommes pas arrêtées à cet aspect, trop heureuse de pouvoir fouler le sol de ce stade pour la première fois et de vivre une telle expérience en toute liberté!
Mais la magie de cette expérience va encore bien plus loin puisque le show au-delà de jouer sur la lumière et les mouvements était une représentation artistique qui impliquait musique et danse dans leur extrême. Choses, comme tout un chacun le sait, interdites en KSA normalement. Ces quelques éléments ont bien sûr généré un enthousiasme et un déchaînement des foules sur tous les numéros. Malheureusement, personne ne s'est hasardé à se lever et à danser ouvertement mais les temps changent... Le seul fait que le gouvernement ait autorisé une telle manifestation avec une organisation au plus haut niveau et des staffs masculins et féminins souriants comme jamais semble annoncer une petite révolution culturelle très intéressante. Serait-ce le début d'une petite liste d'opportunités culturelles qui s'ouvrirait tous sexes confondus?KSA ne serait pas KSA sans son petit lot de leçons. Si l'on vous dit que le show commencera à 20h15 et que personne ne rentrera une fois le spectacle initié. Rigolez ouvertement et ne vous attendez pas à ce qu'il commence avant 20h30-20h45 et à 21h les gens continueront d'arriver guidés par les petites lanternes. Si les annonces vous prient de fermer vos portables et que toute personne ne respectant pas cette règle sera priée de sortir, assurez-vous de conserver votre portable pour pouvoir prendre une photo le jour où cette exclusion arrivera réellement. Malgré les menaces, le
s portables étaient tous sortis sans qu'ils aient eu nécessairement la clairvoyance d'éliminer le flash préalablement. :-(
Même s'il faut difficile de trouver l'entrée adéquate du stade, il est important de souligner l'organisation hors-pair de l'événement et la qualité exceptionnelle du spectacle. A conseiller aux petits et grands!
La importancia de la feminidad...
Hoy fui a un taller en Jeddah. El tema era "un tiempo
para ti, como mejorar tu bienestar". Iba mas para ver como lo iban a
organizar que por el tema en si mismo, debo admitir.
Fuimos solamente dos "clientes", y al final era sobre "amarse a si misma". Desde el inicio no me gusto el estilo de la persona que lo lideraba pero tuve muy buena empatía con la otra persona. Tenia tantas ideas de como hacer este tipo de taller mientras la líder hablaba que hasta me pregunte porque una persona no dude en ella para iniciar tal actividad cuando yo me pongo tantos obstáculos y lo dudo tanto... Pero bueno eso es otro tema que reflexionar!
Lo que quiero compartir es la situación de la otra mujer, me impacto mucho. Al final terminamos escuchándola y aconsejándola mas que hablar del tema. Aunque termine analizando que su problema era realmente de amarse a si misma sin siempre esperar la aprobación de su esposo. Ella perdió hace 7 anos un bebe a los dos meses y con la manera de este país de manejar la muerte, no pudo realmente hacer el duelo como lo hubiera querido y paro de llorar desde este instante. Como estaba haciendo su doctorado en esa epoca en Inglaterra, ella y su esposo vivieron este periodo difícil separados. Ella logro terminar su doctorado y volver a la vida con muchas dificultades pero desde que defendió su tesis su esposo no quiere tener sexo con ella mas y le dijo que no la desea mas. Hasta le pidió poder casarse con otra mujer, tener segunda esposa para que su deseo vuelva.... Tuve mi análisis de la situación pero lo que me impacto es lo siguiente:
En nuestra sociedad, muchas veces escuchamos estos problemas de sexo de pareja y de estos tiempos largos donde no logran tener sexo y eso generalmente desespera o pone dudas en el cerebro de la mujer. Pero en esta sociedad donde ya es tan difícil conservar su feminidad, lo veo aun mas complicado. En nuestra sociedad, por lo menos puedes vestirte linda en la calle y sentir las miradas que te hacen sentir femenina o puedes expresarla cuando quieras. Pero aquí, no tienes esta oportunidad y si tu esposo no respeta este aspecto y te hace sentir menos deseable, es una pelea muy fuerte para que tu auto-estima no baje. Allí si tienes que amarte muy profundamente para no caer. Cuando le dije que era muy bella mujer, me dijo "A veces pienso que es una mentira. Puedes imaginar que el único hombre que me puede mirar y del cual busco la aprobación en este sentido, no me desee mas". Que duro eso, no?
Al final, reverse un poco el taller y fue como si hubiera sido liderándolo. Hubiera debido hacerlo mas suavemente creo, espero no haber herido a la organizadora pero por lo menos la otra señora parecía sentirse mejor al salir del ejercicio y me dijo que unas cosas que le dije habían resonado en ella.
Hay tantas cosas que afectan a las mujeres aquí y no son las que se ven mas abiertamente que les hacen sufrir mas.
Fuimos solamente dos "clientes", y al final era sobre "amarse a si misma". Desde el inicio no me gusto el estilo de la persona que lo lideraba pero tuve muy buena empatía con la otra persona. Tenia tantas ideas de como hacer este tipo de taller mientras la líder hablaba que hasta me pregunte porque una persona no dude en ella para iniciar tal actividad cuando yo me pongo tantos obstáculos y lo dudo tanto... Pero bueno eso es otro tema que reflexionar!
Lo que quiero compartir es la situación de la otra mujer, me impacto mucho. Al final terminamos escuchándola y aconsejándola mas que hablar del tema. Aunque termine analizando que su problema era realmente de amarse a si misma sin siempre esperar la aprobación de su esposo. Ella perdió hace 7 anos un bebe a los dos meses y con la manera de este país de manejar la muerte, no pudo realmente hacer el duelo como lo hubiera querido y paro de llorar desde este instante. Como estaba haciendo su doctorado en esa epoca en Inglaterra, ella y su esposo vivieron este periodo difícil separados. Ella logro terminar su doctorado y volver a la vida con muchas dificultades pero desde que defendió su tesis su esposo no quiere tener sexo con ella mas y le dijo que no la desea mas. Hasta le pidió poder casarse con otra mujer, tener segunda esposa para que su deseo vuelva.... Tuve mi análisis de la situación pero lo que me impacto es lo siguiente:
En nuestra sociedad, muchas veces escuchamos estos problemas de sexo de pareja y de estos tiempos largos donde no logran tener sexo y eso generalmente desespera o pone dudas en el cerebro de la mujer. Pero en esta sociedad donde ya es tan difícil conservar su feminidad, lo veo aun mas complicado. En nuestra sociedad, por lo menos puedes vestirte linda en la calle y sentir las miradas que te hacen sentir femenina o puedes expresarla cuando quieras. Pero aquí, no tienes esta oportunidad y si tu esposo no respeta este aspecto y te hace sentir menos deseable, es una pelea muy fuerte para que tu auto-estima no baje. Allí si tienes que amarte muy profundamente para no caer. Cuando le dije que era muy bella mujer, me dijo "A veces pienso que es una mentira. Puedes imaginar que el único hombre que me puede mirar y del cual busco la aprobación en este sentido, no me desee mas". Que duro eso, no?
Al final, reverse un poco el taller y fue como si hubiera sido liderándolo. Hubiera debido hacerlo mas suavemente creo, espero no haber herido a la organizadora pero por lo menos la otra señora parecía sentirse mejor al salir del ejercicio y me dijo que unas cosas que le dije habían resonado en ella.
Hay tantas cosas que afectan a las mujeres aquí y no son las que se ven mas abiertamente que les hacen sufrir mas.
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