samedi 26 mars 2016

Flower Festival in Yanbu

L'"été dernier", un petit air de mélancolie était venu brisé la monotonie du désert saoudien lorsque j'avais soudain réalisé que je manquais pour la première fois en cinq la fameuse "Feria de las flores". Le jardin botanique et sa magnifique collection d'orchidées me manquait terriblement. Imaginez, je n'avais pas la possibilité de mitrailler mes 500 habituelles photos et de passer ensuite des heures à les sélectionner et retoucher tout en m'émerveillant mille et une fois de la beauté de cet événement.

Vivant désormais dans le désert où les fleurs se font plutôt rares, je ne m'imaginais retrouver une telle sensation en KSA. Mais c'était sans compter sur le festival des fleurs de Yanbu, une petite ville située à 2h30 de notre campus. Nous avons été plus qu'impressionnés par la propreté de cette ville, son organisation et ses bâtiments semblaient vraiment très bien gérés. J'ai ensuite appris par l'un de mes étudiants que c'est probablement la ville la moins corrompue de KSA et qui offre la meilleure éducation publique de tout le royaume.

Apparemment, ce festival existe depuis des décennies et son parterre de fleurs est reconnu comme le plus grand au monde. Malheureusement, pour d'obscures raisons, ils avaient dû l'interrompre pendant quelques années. Je dois reconnaître que je suis bien heureuse qu'il ait pu se reproduire cette année. Je ne m'attendais pas à une telle organisation ni à ce que ces fleurs puissent tenir par une telle chaleur pendant trois semaines ainsi! Un projet ambitieux, très formellement organisé pour le plus grand plaisir de toutes les familles saoudiennes. Même si encore trop peu d'entre elles sont conscientes que ce festival existe. Mes amies de KSA menacent de me faire changer d'emploi et de m'embaucher comme guide touristique dans leur propre pays :-)

Dans 15 jours, c'est le festival des roses à Taif. Encore une belle promenade en perspective ! Enfin... si le temps le permet car aujourd'hui nous sommes tous contraints à rester enfermés pour cause de tempête de sable. Cela fait penser à une tempête de neige mais en plus jaune et chaud :-)




mercredi 16 mars 2016

Jeddah, c'est aussi une magnifique architecture!

Dr. Sami Angawi, architecte et historien saoudien renommé internationalement, a souhaité, avec sa famille, célébré et perpétué la beauté du patrimoine local en construisant leur maison, il y a 20 ans dans le plus pur respect de la tradition.

Dans un quartier hautement résidentiel, ils ont investi 10 ans de leur vie dans cette magnifique mansion, aux portes divinement ornées et vieilles de 200 ans, aux lustres et lumières naturelles exceptionnellement bien placés pour que vos yeux puissent sereinement observer chaque détail si parfaitement pensé tant dans la décoration, l'atmosphère ambiant, les plantes que l'organisation spatiale.

Un véritable musée, doté d'une âme réelle, douce et accueillante, puisque toute la famille habite cette maison dont les portes s'ouvrent régulièrement. Le but ultime? Bien sûr derrière l'aspect philanthropique, l'architecte aimerait bien pouvoir construire d'autres dizaines de maison identiques (il faut compter environ 3 ans dans ce cas pour voir son rêve devenir réalité) mais j'ai eu la sensation que ce qui les anime réellement reste l'amour de la beauté, du design et l'incitation à créer et conserver le patrimoine local.

Madame Angawi semble avoir une personnalité ouverte, chaleureuse et toujours prête à partager ses idées et son enthousiasme. Cette famille semble une nouvelle fois confirmer que la réalité KSA est bien éloignée des stéréotypes que les journaux veulent bien montrer.
Leur fils expose actuellement ses travaux sur le bois dans Al Balad. J'espère aller découvrir son art très bientôt!

En attendant, ce week-end c'est festival des fleurs à Yanbu! Il faut croire que ma tristesse à l'idée de ne pouvoir participer à la Feria de las Flores a été entendue; je vais même pouvoir compenser cette lacune en KSA. Tout peut arriver, à qui sait patienter! :-)


mardi 8 mars 2016

To the Empty Quarter


Me voici de retour dans ma petite vie paisible... je ne pensais pas que cela serait possible mais, si, j'apprécie de pouvoir enfin rester "tranquille" à la maison et de retrouver mes petites habitudes du week-end sédentaire: la planche à voile était au rendez-vous ce week-end avec un bon vent de 18 nœuds et surtout un peu de sommeil a été rattrapé. Mais ne vous y méprenez pas, il était tout de même fort agréable de découvrir une autre magnifique région de KSA. 

L'Empty Quarter est à environ trois heures de Riyadh apparemment. L'aller entre Riyadh et Rub Al-Khali s'est fait en avion, le retour en jeep fut plutôt chaotique et mon dos s'en est souvenu pendant quelques jours, mais les paysages ont réussi à apaiser les soubresauts. Le guide nous a gentiment prévenu initialement que les chauffeurs n’utilisaient le GPS qu'en cas d'extrême urgence, dans ce voyage ils se guideraient au soleil et aux différents éléments naturels que l'on rencontrerait sur la route. Ce dernier point est particulièrement intéressant lorsque l'on sait que les dunes bougent constamment et que je n'étais même pas capable de reconnaître le paysage du soir au lendemain matin. 
Après une première nuit à la belle étoile dans ce désert de pleine lune, nous avons pu visiter Alfaw Ancient City (Capital of Kinda Kingdom). Un site digne des plus beaux sites archéologiques de la grèce antique, qui bientôt sera payant et rempli de touristes. En tous cas, c'est ce que l'on peut souhaiter de mieux pour qu'il puisse se conserver complètement car à force de le piétiner, la roche risque de s'effriter et ce monument se détériorer.   

Le déjeuner nous a typiquement servi le riz et son poulet assaisonné si naturellement saoudien. Il a bien sûr fallu participer à la vaisselle lorsque tout le monde eut fini. La vaisselle, de l'eau dans le désert gaspillée pour ces messieurs-dames? Et puis quoi encore! nope, les assiettes seront nettoyées soigneusement au gré du sable. Une technique très efficace, je me demande pourquoi nous nous encombrons de tous ces produits chimiques!


Les ballades dans les dunes qui ont suivi ont donné lieu à de nombreuses compétitions entre les différents chauffeurs tous plus extravagants les uns que les autres. Fort heureusement, le nôtre était plutôt tranquille et perfectionniste; il nous a ainsi mes douces frayeurs et les enlisements au beau milieu d'une dune. Chacune de nos promenades était bien sûr rythmée au doux son de la prière et des rituels spirituels. Une bonne excuse pour se laisser bercer par le vent et "déguster" un peu de ce sable rougeâtre.
Comble du comble, notre sommeil étoilé a été interrompu par... la pluie! Oui, vous lisez bien. Quelle est la probabilité qu'il puisse pleuvoir dans le désert juste lorsque vous décidez de profiter pleinement de cet espace naturel? Nous avons tous initialement pensé rêver lorsque les premières gouttes sont venues picoter notre doux visage bien endormi. Nous étions tous persuadés, jusqu'à ce que se profilent les éclairs, que ce n'était qu'une petite pluie sans autre conséquence. Mais... 10 minutes plus tard nous nous hébergions tous dans nos voitures respectives en essayant de retrouver un sommeil un tant soit peu paisible. Mais que peut-on espérer lorsque l'on vient juste de gouter au doux plaisir de dormir en plein air avec l'univers comme plafond?

Le dernier jour nous a permis de découvrir la diversité de ce que l'on nomme banalement le désert. Il y a des dunes longues, des jaunes, des rouges, des rocailleux... Chaque heure nous apportait un nouveau paysage à couper le souffle, jusqu'à ce que nous arrivions à cette endroit magique: le dry river bed. Cela m'a beaucoup rappelé Pamukkale, en plus petit et moins touristique (ce qui ne gâche rien).


Voir un ruisseau, un cratère et pouvoir se promener à sa guise en regardant le soleil se coucher... Nul besoin de dire que la route à l'aéroport nous a semblé bien sinistre! Prochain départ: live on board trip for the whaleshark fin avril.


mardi 23 février 2016

Voyage to the Edge of the world...



On m'avait dit "Riyadh ne vaut pas la peine", "c'est super conservateur, qu'est-ce que tu veux aller faire là-bas?"... Nombreux étaient les arguments pour me dérouter de ce fabuleux week-end!  Mais Janadriyah était là pour faire taire toutes ces mauvaises langues. Il faut dire que certaines personnes rechignent à la simple idée de visiter KSA... Alors, Riyadh... n'y pensez pas! 

Il est vrai que les femmes sont plus voilées qu'à Jeddah mais la ville en elle-même m'a semblé plus saine, propre et organisée. L'air est par contre beaucoup plus sec, au plus grand désarroi de mon nez. Mais globalement les gens ont été charmants avec nous, nous aidant et nous prenant en photos toutes les 5 minutes. Je dois être plutôt bien représentée désormais sur instagram à mon avis, même si je pense que la plupart des photos me paraîtraient relativement similaires puisqu'il m'est encore difficile de reconnaître une jeune femme d'une autre aux simples détails de ses yeux. 



Nous avons débuté la journée par une petite visite du lieu de naissance de la ville: Diriyah. Un petit air de campagne aux abords de la ville avec restaurants, jardins et ambiance de vacances. Petite halte précieuse, hautement recommandée mais conseillée le vendredi car il semble que ce soit le lieu de villégiature du samedi des familles de Riyadh.


Nous avons ensuite pris la direction du festival Janadriyah. Un festival annuel où toutes les régions saoudiennes sont représentées avec leur architecture en grandeur nature, leur gastronomie et leur danse. Cette dernière partie a une nouvelle fois renforcé l'idée que les danses sont plus ou moins les mêmes un peu partout dans le pays à l'exception de la région Mekkah (Jeddah, Taif et Mekkah) qui est un peu plus sophistiquée. Mais dans tous les cas, domaine réservé aux hommes uniquement.

Petit détail sympathique: lorsque nous avons souhaité nous installer pour regarder les spectacles dansants, il nous a gentiment été indiqué de quitter nos amitiés masculines et de nous installer dans la partie réservée aux femmes. Jusque là rien d'anormal, nous sommes habituées aux règles et les respectons. Ce qui par contre nous a semblé beaucoup plus dur, surtout pour toutes les saoudiennes portant la niqab, c'est que les tribunes femmes étaient en plein soleil alors que les hommes bénéficiaient gracieusement de l'ombre!!


Au moins, nous avons eu l'opportunité de voir ce à quoi Medinah ressemble! A défaut de pouvoir y aller en personne, nous avons visité le stand le plus réputé du festival autant pour son décor que pour sa gastronomie! Gastronomie que nous avons pleinement dégustée en suivant les savants conseils de Meshari, un ami Saoudien qui avait étudié en Suède, où il avait connu une collègue colombienne, qui nous a donc présentés virtuellement. Le monde est petit! Je l'ai enfin rencontré physiquement pour la première fois à Riyadh après avoir échangé virtuellement pendant un an. Les amitiés du 21 siècle!


Bêtement, je pensais qu'en allant dans la région Mekkah j'aurais la chance de sentir ne serait-ce qu'un millième de ce qu'un musulman peut vivre en foulant le sol de cette ville sainte. Douce rêverie, la région Mekkah était en fait représentée - et fort bien au demeurant - par ses villes principales: Jeddah, Taif et Mekkah (sans son aspect religieux).

 

Après cette longue première journée, je pense que chacun d'entre nous avait désormais une meilleure idée de toute la richesse culturelle dont regorge KSA et de la gentillesse des Saoudiens. 
Petite anecdote intéressante, le pays d'honneur était l'Allemagne. Notre ami Teemu ne rêvait que de bières et saucisses en entrant sur le pavillon. Qu'avons-nous trouvé? Une artillerie lourde sécuritaire digne d'un aéroport américain (pour entrer sur leur pavillon??? Qu'est-ce qu'ils craignaient exactement?) et une présentation sans faille de la technologie allemande, sa recherche et sa volonté de s'impliquer plus amplement en KSA (sans oublier de signer de juteux contrats s'il vous plaît au préalable).
 
 
 
Des images pleins les yeux, nous avons repris le chemin de l'hôtel pour nous réveiller au petit matin et prendre la route pour The Edge of the World. Les mots ne suffiraient pas pour décrire parfaitement la sensation de bien-être qui m'envahit chaque fois que je m'isole de la civilisation et m'enfonce dans ce désert (be it KSA maintenant ou Mauritanie, Maroc ou Tunisie dans le passé). Je ne savais qu'espérer en m'y rendant. 

Le trajet a commencé par une superbe mise à bas d'une chamelle. Nous avons non seulement assisté à la naissance du petit en direct mais également à ses premiers pas sur notre route du retour. A once in a lifetime coincidence! 

Je vous laisse imaginer, à travers ces photos, la difficulté que nous avons eue à reprendre la direction de l'aéroport.
Heureusement, ce week-end nouveau périple en prévision, cette fois pour the Empty Quarter! Un autre coin magnifique du désert avec deux nuits à la belle étoile. :-) Can't wait!  
The edge of the world

mercredi 17 février 2016

Escalade...

Une nouvelle activité que j'ai découverte hier et qui m'a enchantée. Oui, je sais, encore un nouveau hobby, que voulez-vous à défaut d'autre chose il faut bien profiter des ressources à disposition. Et lorsque je fais les comptes, que je regarde de plus près, les opportunités d'être heureuse ne manquent pas. Certes, tout n'est pas au beau fixe mais lorsque je me concentre sur le positif, il y a tant de choses à apprendre et à apprivoiser. 

Mais je m'éloigne... Outre le fait que j'ai réussi à franchir les limites les plus proches du plafond en ce premier essai - enfin jusqu'à la carotte - grâce à mon cher et dur professeur, escalade représente plutôt toutes ces émotions ressenties pendant mon séjour à Dubaï la semaine dernière.    

Tout commençait sur les chapeaux de roue, le mercredi, foulant enfin le sol des UAE, j'ai une nouvelle fois sentie la soupape s'ouvrir et la pression s'échapper. Tout à coup, ma féminité a souhaité s'exprimer et révélé ses dessous cachés. Nulle ne se doute de ce qui lui arrive jusqu'à ce que les portes s'ouvrent et que la lumière fuse. Première étape : trouver LE coiffeur. Sur les conseils de Sarah, ex-étudiante de l'INT, je me suis retrouvée chez LE coiffeur français, repère évident de toutes les expates de ma charmante patrie. Je dois avouer que le traitement, la couleur et la coupe, tout en étant prise en charge par une philippine, a donné de plus jolis résultats que ma coiffeuse locale. Ma conclusion: je peux déménager à Dubai, j'ai trouvé LE coiffeur! Ah mince, je n'ai pas de boulot là-bas... Qui a dit que je devais travailler? Let's just look for a nice cheikh. Bon ok, il est bon de rêver mais avec les pieds sur terre! Néanmoins, l'idée fait son bonhomme de chemin... L'avenir le dira !

Après une magnifique promenade sur Dubai Marina, et un petit arrêt par la case "Mall-Bookshop" - ce n'est pas ma faute c'est l'anniversaire de mon petit neveu bientôt - je suis rentrée dans mon petit hôtel "Sheraton". Oui, madame commence à avoir des goûts de luxe, que voulez-vous ! Même si j'ai de loin préféré mon choix du mois de novembre, ce petit hôtel m'a gentiment upgradée de chambre.  


Jeudi annonçait le début des festivités : lever aux aurores pour découvrir mes nouveaux compagnons de voyage pour les prochains 4 mois, voire pour la vie. Les interactions initialement feutrées se sont rapidement transformées en conversations intimes grâce aux nombreuses activités coach-coachee développées tout au long de ces longues journées de travail. 9-17h qui me paraissent une éternité derrière mon ordinateur se sont évaporées en l'espace d'une seconde. 

Pendant ces quatre jours et les leçons de vie n'ont cessé de se succéder.


La première importante est arrivée jeudi soir lors de mon dîner amical avec Sarah (pour cuex qui suivent, mon ex-étudiante cf. plus haut). Je ne l'avais pas revu depuis plus de sept ans , date à laquelle j'ai quitté Evry. J'avais quitté une jeune fille dynamique, pleine de rêves et d'espoir à l'aube de partir en échange aux Etats-Unis. J'ai retrouvé une jeune femme enjouée, mariée, qui a su tirer les meilleurs leçons des difficiles moments que la vie lui a malheureusement réservé. Elle construit désormais sa vie à Dubai, dans le marketing, et je suis certaine que l'avenir lui sourira. Le plus émouvant reste le souvenir de la conversation qui a scellé cette relation amicale et au cours de laquelle j'ai apparemment prononcé des mots qui sont restés gravés dans son cerveau et l'ont aidée à progresser dans la vie. Magnifique cadeau, merci Sarah !

Les jours suivants ont enchaîné fous rires, larmes et frustration mais les conversations d'une soirée entière avec Solafa, les regards et attentions chargés d'émotion entre chacune d'entre nous ont noué des liens qui, heureusement, se poursuivront tout au long des quatre prochains mois. Le programme est chargé: cours en ligne tous les mardis, devoirs à faire, heures de coaching à faire, mentoring... Mais curieusement les lectures recommandées, les enseignements et autres tips donnés rentrent comme une lettre à la poste dans mon cerveau. 
Je suppose que comme le présage le dicton "Quand on aime, on ne compte pas!" 

Mes prochains week-ends inhibent quelque peu mes progrès en terme d'apprentissage individuel mais n'entament en rien ma motivation :-)
Et pour finir, quelques photos de Jumeirah Beach dont j'ai quand même réussi à fouler le sable frais tous les matins avant le début de la formation. 

Toujours chercher le côté positif des choses. Même en formation, il fallait garder un petit goût de vacances !



vendredi 5 février 2016

Houston, tout le monde descend...

L'année 2016 a recommencé sur les chapeaux de roue et février s'annonce très mouvementé également. Il est donc temps que je reprenne la plume pour un petit aperçu de mes dernières aventures avant de reprendre la route vers de nouvelles aventures. Le mois de janvier m'a donc permis de retrouver ma petite bicyclette (petite dédicace à Khing), qui commence à souffrir de l'humidité ambiante et des tempêtes de sable mais elle résiste. Et puis, le climat étant un peu plus frais (voire froid selon ma nouvelle échelle des sens), je l'ai même emmenée à la plage (ou plutôt elle m'a gentiment permis d'aller à la plage) la semaine dernière.

Retour en KSA signifiant reprise de la planche à voile et des activités physiques en général bien sûr! Après trois heures d'entraînement intensif en planche la semaine dernière j'ai enfin repris mes marques et devrais pouvoir passer au harnais cette semaine. Mais j'ai aussi pu découvrir que mon baromètre des températures est devenu beaucoup plus sensible en terme de bain marin. Habituée au 30 degrés de cet été, la mer refroidie probablement à 22-23 semble gelée désormais. Et dire que quand j'étais petite cette température représentait le paradis pour aller se baigner. C'était mieux avant...


Mais mon entraînement a été interrompu par quelques jours à Houston dont il m'a été bien difficile de me remettre. Il faut dire que traverser le globe pour un congrès de quatre jours à bosser nuit et jour n'a rien de reposant. Et alors Houston me direz-vous? C'est quand même le thème de cet article, non? Eh bien, Houston Houston, ici la terre. Il paraît qu'il y a la Nasa, que c'est la quatrième plus grande ville des U.S avec seulement deux millions d'habitants et que le pétrole y est roi. Mais... mis à part l’hôtel perdu au milieu de nulle part et un rapide tour fais avec un étudiant, humm je n'en n'ai rien vu ou presque.


Voici les quelques images que j'ai réussi à capturer l'espace de deux heures d'évasion.



Par contre, quel plaisir de retrouver mes kids et de les voir évoluer. Même si je n'étais pas supposée parler avec eux pour raison de politique interne (no comment), nombreux sont ceux qui sont venus me voir pour discuter leurs problèmes personnels et chercher des solutions. Mon nom a eu l'air de circuler un peu trop facilement car bientôt 50 étudiants voulaient me parler. Oops, j'ai encore désobéi aux règles. Oh well, je l'ai fait pour leur bien et les e-mails reçus ensuite ont prouvé que les étudiants ont apprécié. Je dirais qu'à mes yeux c'est l'indicateur le plus important, quand bien même je me ferais taper sur les doigts.

La cerise est arrivé sur le gâteau dimanche soir puisque j'ai au le plaisir d'assister au vernissage d'une magnifique exposition d'art entre deux artistes que j'avais présentés l'un à l'autre en décembre dernier. Découvrir les œuvres de Tamara et tomber amoureuse du nouveau style d'Awad nous a permis de passer une magnifique soirée sur Jeddah et de se rappeler une fois encore qu'il est important et relativement facile de sortir de notre bulle impériale.
Malgré les appels du pied importants que m'a fait l’œuvre d'Awad, la nuit portant conseil, j'ai résisté à l'envie de me l'approprier. Tamara, elle, n'a pas eu cette chance et finira par l'accueillir dans sa demeure. Cela me rassure, je pourrai toujours le négocier plus tard pour l'achat :-)

 

En parallèle, j'ai commencé ma nouvelle formation de coaching et m'envole pour Dubai mercredi. Puis ce sera Riyadh pour le festival culturel de Janaderia, puis the Empty Quarter, puis Bahrein peut-être pour conclure avec les Whalesharks cette année à nouveau. La vie est un éternel voyage...

dimanche 10 janvier 2016

L'année de la joie...

ou el mejor año de mi vida... assortie de nombreuses lectures passionnantes. Voilà ce que sera 2016 ! C'est décidé :-)

Nouvelle année, nouvelles résolutions, nouveaux projets ! Combien résisteront aux obstacles et seront dûment accomplis ? Tous sans exception, voilà qui est dit. J'ai commencé cette semaine avec la ferme résolution, d'éliminer ! Un petit réveil à 5h30 pour aller courir aux douces lueurs de l'amanecer pendant une heure m'a fait le plus grand bien. En tous cas aujourd'hui ! Reste à voir dans quel état je vais me réveiller demain vu que ma partenaire de défi s'entraîne pour un semi-IronMan et qu'elle fait probablement le double de moi en jambes. Ouch, je me suis donc un peu surpassée pour cette première sortie, attention aux courbatures !

La nouvelle année est aussi l'occasion de présenter ses meilleurs vœux au monde entier (au sens littéral du terme dans mon cas) et dans différentes langues. Curieusement, il m'a été plus facile d'écrire en espagnol qu'en français cette année. J'ai toujours aimé me prêter à ce petit jeu de bonnes attentions mais cette année je dois avouer que cela a pris une tournure encore plus agréable car beaucoup de gens m'ont répondu en me donnant de leurs nouvelles, certaines plus tristes que d'autres malheureusement. Il est agréable de constater que la distance n'efface en rien l'amitié et que les technologies ont vraiment facilité le maintien de ces relations.

Malheureusement, la pilule télé-transporteuse n'a pas encore été inventée. Elle serait pourtant bien utile pour pouvoir effacer les pleurs de la petite Zoé qui en a marre de me voir partir à chaque fois. Gosh, qu'est-ce qu'ils grandissent vite ces deux petits. C'est toujours un vrai plaisir de passer ces quelques jours avec eux et recevoir leurs petits hugs au fil des jours. Mais je dois avouer que ces périodes me font admirer encore plus tous les parents qui conjuguent emploi à temps plein avec enfants à élever et couple à sauvegarder. Ma vie est finalement bien facile !

Le retour à la chaleur s'est fait tout en douceur, même si j'ai parfois l'impression qu'un mois s'est écoulé depuis mon dernier avion. Déjà la pluie, la grisaille mais surtout les bons moments en famille et entre amis semblent loin. Heureusement, la proximité géographique me permettra un petit retour dans quelques mois.

En attendant, direction Houston dans quelques jours et Dubaï dans un mois. Les voyages forment la jeunesse il paraît :-)